Philippines: Siquijor, le rêve éveillé

Après quelques jours sur l’île de Malapascua, nous partons explorer celle de Siquijor, qui sera notre deuxième et dernier refuge aux Philippines. Cet endroit est réputé pour ses belles plages et son eau turquoise, mais on dit qu’elle est fréquentée par des sorcières. Ces sorcières sont en réalité des guérisseuses qui utilisent la médecine traditionnelle pour guérir le mal. Intéressant, non? Nous n’avons pas cherché à croiser ces personnes, mais plutôt à continuer ce que nous avions voulu faire en venant aux Philippines: c’est-à-dire RIEN! Enfin c’est ce qu’on croyait…

Notre départ de Malapascua a été à nouveau organisé par le club Tresher Shark Divers dont on vous parlait dans l’article précédent. Nous avons refait le chemin inverse jusqu’à Cebu, et avons dormi une nuit sur place avant d’embarquer sur le ferry pour Siquijor (qui fait également une escale à Tagbilaran). On se serait bien passé de notre nuit à Cebu tant la chambre d’hôtel était petite et les murs si fins… Mais bref, on n’avait pas vraiment le choix. C’est sous une pluie diluvienne le lendemain matin que nous prenons le ferry et partons pour Siquijor.

Welcome to Siquijor!

Nous arrivons à Siquijor deux heures plus tard où nous prenons un tricycle: le tuk-tuk local des Philippines! Un trajet coûte entre 20 et 50 pesos. Nous nous rendons à notre premier hôtel (nous en aurons deux sur l’île). Le premier, c’est le Gold Sky View. Nous avions réservé une petite maison au bord de la plage. Nous avons tout de suite adoré. Même si l’intérieur sentait un peu le renfermé, l’endroit est vraiment sympa, et nous avions même une cuisine extérieure pour faire à manger. Nous étions en face de la plage: le bonheur! Après s’être installés, nous nous mettons en quête d’un restaurant. Nous avons mangé dans un italien pas top-top. Puis nous avons cherché un club de plongée étant donné que je n’avais pas eu le droit de nager avec les requins à Malapascua. Ici, pas de requin, mais encore mieux… des tortues!

Notre petite maison

La plage de l’hôtel…

…et ses habitants.

Last Frontier, le club de plongée tip-top!

Nous sommes sans doute tombés sur le meilleur club de plongée de toute l’île: «the last frontier dive». Ken, le propriétaire, est un homme adorable. Il nous a proposé de faire deux plongées découverte: une le matin, et une l’après-midi dans le jardin de corail. C’est une réserve naturelle protégée où les baigneurs n’ont pas le droit d’aller. Il faut payer un droit d’entrée pour y explorer les fonds. Les plongeurs non certifiés paient plus cher la plongée, mais pour la seconde descente, j’ai pu bénéficier du même tarif que Nico. Les fonds marins? Un vrai régal. Des poissons, des coraux, des étoiles de mer… Et l’inattendu: des dizaines de tortues! Ken nous avait mis en garde: il n’était pas garanti qu’on en voit ici. Mais là, une par une, nous les croisions sur notre chemin. Vous imaginez bien que derrière nos détendeurs, on souriait comme des enfants. Mais on vous laisse avec les photos, c’est plus parlant.

La devanture du club. Il se trouve juste à côté du restaurant italien « Marco Polo »

L’équipement des bouteille

Deux normands contents

Et la magie qui opère…

Ces deux plongées avec Ken sont de loin les plus belles que nous avons fait de toute notre vie. Nous n’oublierons jamais ce moment. 

Les trésors de Siquijor

Notre exploration de l’île ne s’arrête pas aux fonds marins. Nous avons aussi eu envie d’aller explorer la terre ferme. On enfourche une moto et nous voilà partis pour longer la côte. Au top de la sécurité, nous sommes habillés seulement d’un short et t-shirt (mais on a le casque!). Au moment où nous prenons la route, une énorme averse s’abat sur nous et semble nous suivre. Nous sommes complètement trempés en arrivant sur le premier site d’exploration que nous voulions voir. Au coeur de la foret se trouve une petite cascade aménagée pour le tourisme (la cascade de Lagaan). Cette attraction est bien sûr payante. A l’aide d’un guide, nous traversons les sous-bois et manquons plus d’une fois de glisser tellement le sol est humide. Mais nous arrivons sans égratignure aux pieds de la cascade. L’endroit est splendide. Nico et moi sommes les deux seuls touristes, et nous commençons à nous demander si nous étions bien au bon endroit… Tant mieux, d’un sens! Alors c’est parti pour un petit plongeon! Une nouvelle averse arrive, mais nous ne sortons pas de l’eau pour autant. Quitte à être trempés, autant rester…

Après avoir fait trempette, nous repartons. Impossible de se sécher, nous enfourchons notre moto encore mouillés par le combo baignade + pluie. Mais ce n’est pas un problème car il fait chaud! Nous repartons en direction d’autres cascades: celles de Cambugahay. Ces dernières sont bien plus fréquentées! Cet endroit nous rappelle un peu les chutes d’eau de Luang Prabang, en un peu moins impressionnant, mais en plus authentique, peut-être… Par contre, attention aux glissades! 

On continue notre route et nous rendons sur une plage cachée (et payante): celle de Kagusua. Elle est bordée par des rochers où la végétation repousse. C’est un endroit incroyable! Sable blanc et eau turquoise, le bonheur. Et il n’y a personne!

La suite de la route nous impressionne: nous passons à travers des petits villages, nous empruntons des sentiers aménagés en forêt, nous traversons des cultures… En chemin nous rencontrons des enfants qui reviennent de l’école. Nous passons devant des plages, des petits ports… Siquijor est vraiment authentique. Tout ou presque est à l’état brut. Nous sommes aux anges. Nos derniers jours que nous devions passer pénards se sont transformés en journées bien chargées, avec des étoiles plein les yeux. Finalement, c’est ce qui nous plaît en voyage.

Apo Island, la grosse blague

L’île aux tortues, comme on l’appelle. Avec du recul, on aurait préféré l’éviter. Mais on va quand même vous raconter un petit peu notre escale! Cette île est réputée pour ses tortues: il paraît qu’on peut en voir à tous les coups! Et évidemment on s’est laissés tenter. Sachez qu’hors saison, les excursions organisées pour s’y rendre ne sont pas quotidiennes. Cela dépend du nombre de personnes inscrites. Il est aussi possible de prendre un bateau depuis l’embarcadère de Siquijor mais les places sont également limitées, et les horaires aussi. C’est à l’hôtel Cocogroove que nous avons inscris nos noms en arrivant sur Siquijor pour partir avec en bateau. Il a fallu attendre l’avant-dernier jour pour que le départ ait bien lieu. Nous avions déjà réalisé deux plongées et avions déjà pu observer des tortues, mais la possibilité d’en voir à nouveau nous a poussé à y aller quand même. Nous partons donc avec une dizaine de personnes sur le bateau privé de l’hôtel. Nous arrivons sur une plage où nous prendrons le repas après avoir nagé avec les tortues (compris dans le prix de l’excursion). C’est marée haute, nous devons donc, les pieds dans l’eau, contourner les rochers pour se rendre sur la plage principale. C’est dangereux! Les vagues nous arrivent dessus et s’écrasent comme des pierres sur les parois rocheuses… Nous mettons plusieurs dizaines de minutes avant d’atteindre… l’enfer! Une « plage » (qui n’en ai pas vraiment une, car à marée haute, même les commerçants ont les pieds dans l’eau), bondée de monde, avec des bateaux partout. On se dit: « peut-être que nous allons prendre un second bateau pour aller voir les tortues un peu plus loin ». Que nenni, les tortues se trouvent à quelques mètres de la plage, comme si elles avaient été amenées là pour nous… Nous devons suivre un guide et rester « en groupe » autour des tortues. Cela ne nous plaît pas du tout, et à plusieurs reprises nous nous éloignons pour en voir par nous-même, plus loin du bord. Alors certes, nous avons vu des tortues magnifiques qui semblent être habituées à tout ce grabuge, mais nous n’avons pu qu’être spectateurs d’un triste désastre… Les touristes sont tous plus débiles les uns que les autres. Ils encerclent les tortues et ne leur laissent pas de place pour se dégager ou remonter à la surface. Certains ont des bouées parce qu’ils ne savent pas nager (mais voulaient quand même voir des tortues, donc ils sont là…). L’affluence des touristes rend la visibilité quasiment nulle tant le sable est remué… Et finalement, le snorkeling avec les tortues n’aura duré que 20 minutes, pour laisser place aux autres groupes. Nous sommes tristes pour les pauvres bêtes, et nous avons mille fois préféré les voir à l’état sauvage, par surprise, en plongeant à Siquijor.

Last night in Siquijor…

Pour notre dernier jour sur l’île, on avait envie d’un petit coin de paradis. Trouvé sur Tripadvisor, cet hôtel nous a fait complètement craquer (notamment pour la piscine avec vue sur mer): le Blue Wave Inn. Franchement, on en parle, de cette piscine ? Je crois que les photos parlent d’elles-mêmes.

Je précise que ces photos n’ont aucun filtre, aucune retouche… Le paradis à l’état brut! Voilà comment ce séjour s’est terminé ici à Siquijor. Un peu de repos avant de quitter les Philippines et de repartir en France… C’est un vrai pèle-mêle de sentiments dans nos têtes: envie de rester, envie de découvrir d’autres pays, mais aussi envie de retrouver nos proches après neuf mois de séparation. On peut dire que ce séjour à Siquijor nous a ravi. Un très bon choix pour la destination finale! La semaine prochaine, on vous fait un petit bilan de ce court séjour aux Philippines.

Infos Pratiques

Logements:
Gold Sky View, 1650 pesos la petite cabane en face de la plage, avec kitchenette extérieure en libre service.
Blue Wave Inn, 1550 pesos la chambre double sans clim. Les chambre sont banales, c’est la piscine qui est top.

Activités:
Cascade de Lagaan: 50 pesos/p + 10 pesos le parking.
Cascades de Cambugahay: 50 pesos/p + 10 pesos le parking.
Plongées avec Last Frontier: 2800 pesos pour les personnes non certifiées, 1100 pour les autres + 150 de location d’équipement et 100 de frais d’accès à la réserve naturelle.
Excursion à Apo Island: 1850 pesos/p repas et transport compris.

Se restaurer sur Siquijor:
The big belly, restaurant de burgers.
Erik the Viking, les cordons bleus maisons sont à tomber.
Rastaman Grill, où nous avons mangé deux soirs de suite. Ils servent de la très bonne cuisine traditionnelle. 

Transports:
Bateau + chauffeur de Malapascua à Cebu : 4500 pesos pour deux.
Ferry Cebu => Siquijor : 1200 pesos/p + 25 pesos/p de frais de terminal + 50 pesos par bagage.

5 thoughts on “Philippines: Siquijor, le rêve éveillé

  1. coucou… comment mes petites tortues bébés que j’ai eu la chance de voir lors d’une randonnée a la presqu’île de la caravelle en Martinique sont arrivées la !!!!

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