Bilan de deux semaines aux Philippines, et la fin d’un long voyage

Ce n’était pas aux Philippines, mais en Russie que nous devions terminer ce voyage. Deux semaines. Les deux dernières de notre tour du monde. Un choix un peu stratégique: du repos et du soleil avant de retourner en France, et de reprendre le travail pour Nico. On ne peut pas réellement faire le bilan d’un pays que nous avons à peine visité. Il reste encore tellement de belles choses à découvrir dans cet archipel… Nous avons concentré nos vacances sur deux îles: l’île de Malapascua et celle de Siquijor, dans les Visayas. Alors, on vous raconte?

Bon la Russie, ce sera pour un prochain voyage, désolé pour ceux qui rêvaient déjà de voir les photos du transsibérien. Finalement, après les Etats-Unis, l’Asie du sud-est, la Chine et Taiwan, c’est aux Philippines que nous nous envolons pour finir en beauté ce tour du monde: le neuvième et dernier pays du voyage! Mais que sommes-nous venus chercher ici alors qu’à la base, ça n’était pas sur notre planning? En réfléchissant bien, terminer ce voyage par des « vacances » nous faisait plutôt envie. Et puis, aux Philippines, comme nous avions pu le voir sur des blogs ou sur Instagram, des plages paradisiaques nous attendaient, alors on n’a pas hésité. Enfin si, peut-être un peu. Étant donné la situation politique tendue dans le pays et ses relations internationales compliquées, nous avons décidé d’organiser tous nos déplacements sur place. Notre façon à nous de se rassurer, et de se sentir en sécurité. 

(Pour en savoir un peu plus sur la situation aux Philippines, et les endroits à éviter, rendez-vous sur France Diplomatie).

Se déplacer aux Philippines

Il faut savoir que les temps de transports sont trèèès longs. Pour faire 150 kilomètres en transports en commun, vous avez vite fait d’y passer huit ou neuf heures… Nous avons privilégié les voitures avec chauffeur pour les distances les plus longues, mais en réalité, nous avons fait peu de trajets sur place. En revanche, nous avons quand même pris pas mal de moyens de transports différents. A Siquijor par exemple, on peut prendre des tricycles (le tuk-tuk local) ou encore un jeepney (une sorte de mini van). Le sociologue Emmanuel Torres a d’ailleurs étudié l’apparition des jeepneys aux Philippines, je vous insère l’article du Monde Diplomatique juste ici si cela vous intéresse. Sinon, voici un petit récapitulatif des trajets effectués durant nos deux semaines dans le pays:

Vol Taipei, Taiwan > Cebu, Philippines. 
Cebu > Maya > Malapascua (voiture avec chauffeur+bateau): 2364 pesos pour deux personnes. 5h.
Malapascua > Cebu (bateau privé + chauffeur): 4500 pesos pour deux personnes. 5h.
Cebu, Pier Cuatro >Siquijor (Ferry): 1275 pesos/p. 3h.
Siquijor > Dumaguete (Ferry): 130 pesos/p. 2h.
Vol Dumaguete > Manille > Bangkok > Bruxelles.

4 jours à Malapascua: ce qu’on retient

Le premier contact avec les philippins

Nous sommes arrivés à Malapascua un soir assez tard. Il faisait nuit, nous étions épuisés. Pas évident donc de s’imprégner de tout ce qui nous entoure à ce moment-là. Mais nous remarquons quand même quelque chose de frappant: la bonté des philippins. Car le peu de personnes que nous avons rencontré ce jour-là nous ont paru toutes serviables, souriantes et d’une telle gentillesse… Dès le lendemain, ce que nous avions pu observer la veille s’est confirmé. Les philippins sont adorables. On avait l’impression que pour eux, la vie était cool. On ne se presse pas et on sourit à la vie. C’est un peu leur philosophie (en tout cas à Malapascua). Dès qu’ils ont une pause, la plupart des hommes se retrouvent à l’épicerie du coin devant la télévision. C’est un peu comme une grande famille, en fait. D’ailleurs, les traditions familiales sont très fortes: un soir, en mangeant chez Mr Kwiz (un restaurant sur l’île), nous avons assisté à une prière suivie de chants religieux face à une statue de la Vierge. Les propriétaires du restaurant et toute leur famille étaient venus se recueillir ici. Cela a duré une bonne demie-heure. Nous avions l’air bien bêtes devant notre assiette face à cet événement inattendu… Même si nous ne sommes pas croyants, nous avons pris plaisir à assister à cela.

Les plages

Malapascua nous a marqué par ses jolies plages, et aussi par la couleur de l’eau. Nous étions un peu au paradis sur cette île… Nous ne sommes pas trop friands du mode chill out sur le sable. Nous avons plutôt passé nos journées sous l’eau, avec nos masques et nos tubas. 

Les couchers de soleil

Chaque soir, nous avons eu le droit à un orage (en général il éclatait au loin). Du coup, en fin de journée, plus il y avait de nuages et plus le ciel s’apparentait à une oeuvre d’art. Nous avons observé le coucher du soleil chaque soir. C’était magique.

Bon et évidemment, Nico n’oubliera jamais sa plongée avec les requins! Pour en savoir plus, rendez-vous sur notre article dédié à Malapascua!

6 jours à Siquijor: ce qu’on retient

La plongée 

Si à Malapascua, Nico a eu la chance de plonger avec les requins-renards, nous avons eu, à Siquijor, l’opportunité de plonger avec les tortues! Et oui! C’était inattendu, mais nous avons fait ensemble deux plongées dans le jardin de Corail de Siquijor avec le club Last Frontier Dive. Non seulement, le club est génial (parce qu’il est tout petit, et que le responsable est un amour), mais en plus, lorsque nous avons plongé, nous avons observé une dizaine de tortues, ce qui était loin d’être une certitude. Et nous les avons vu de très près! C’était notre rêve, et il s’est réalisé. Le bonheur…

Les cascades

A Siquijor, puisque l’île est plus grande que celle de Malapascua, nous avons pu louer une moto et découvrir à notre guise quelques coins sympas, comme les cascades de Lagaan et de Cambugahay. Ce sont des endroits à ne rater sous aucun prétexte si vous passer ici!

La piscine vue sur mer

On s’est offert un dernier plaisir avant notre retour en Europe: une nuit dans un hôtel moyen, mais dont la piscine est extrêmement belle! Elle offre une vue imprenable sur la mer. Bon par contre, l’eau est à la température d’un bain, ce qui ne plaît pas forcément à tout le monde…

Pas mal non ? Pour voir plus de photos de cette piscine magnifique, rendez-vous sur l’article dédié à Siquijor!

Quelques points négatifs, tout de même

La nourriture

On ne peut pas dire que nous avons bien mangé aux Philippines, oh ça non! On peut même dire que nous avons carrément abusé de plats gras et pas très sains… Mais la culture européenne semble avoir pris le dessus sur l’alimentation des philippins, qui sont friands de fast food et de pizzas. Alors évidemment, face à toutes ces tentations, impossible de résister, n’est-ce pas ?

Apo Island

Si vous voulez voir des tortues, vous en verrez à tous les coups. N’empêche que s’il y a bien un endroit à éviter, c’est celui-ci (surtout si vous ne comptez pas y passer une nuit). Il y a énormément de touristes qui viennent justement observer les tortues, et tout se passerait bien si les gens n’étaient pas si cons… Et je pèse mes mots. Franchement, il vaut mieux tomber par hasard sur des tortues lors d’une plongée ou même d’une séance de snorkeling plutôt que d’aller les observer là-bas. Nous n’y avons pris aucun plaisir, et même si les animaux ne semblaient pas souffrir de la situation, nous avions un peu les nerfs de faire partie de cette masse de gens venus les « embêter ».

Les tempêtes

Lorsque nous étions aux Philippines, la saison des typhons commençait. Chaque soir, un orage menaçait. A Siquijor, il a plu tous les jours, et il y avait beaucoup de vent. Nous avons même observé des tornades au loin lorsque nous reprenions le ferry pour Dumaguete… Mais la grosse blague, quoi… Si on avait pris ça dans la tronche, on n’aurait pas trop fait les malins, voyez-vous…

Bon, et si vous avez fait l’effort de lire jusque-là, sachez qu’il y a un article bonus où on vous raconte nos (mes)aventures sur le chemin du retour.

Le budget

Alors finalement, combien nous ont coûté ces deux petites semaines aux Philippines ?

 

Le graphique ci-dessus représente la totalité de nos dépenses. Le budget est calculé pour deux personnes. Voici ce que contiennent en détail les catégories représentées:

Transports: les voitures avec chauffeur, les bateaux et les tricycles.
Divers: les cartes SIM et quelques courses.
Logement: les guesthouses et les hôtels.
Loisirs: les activités payantes, les soirées (sorties au bar, etc…). Les plongées avec Last Frontier Dive ne sont pas comprises car elles nous ont été offertes.
Miam: toute la nourriture, du petit-déjeuner au dîner.
Matériel: Masques et tubas pour le snorkeling.

Au total, nous sommes restés 12 jours aux Philippines, soit 4 à Malapascua et 6 à Siquijor. Les autres jours sont des journées de transit + l’arrivée et le départ. Nous n’avions pas réellement de budget prévisionnel, le tout était de rester dans notre budget global du voyage. Dans ce budget, les deux plongées avec Ken du club Last Frontier Dive ne sont pas comprises puisqu’elles nous ont été offertes, et comme d’habitude, les vols ne le sont pas non plus. Pour 12 jours, nous avons donc dépensé 50882 pesos, soit 4240 pesos par jour. Ce qui nous donne en € un budget global de 910€, soit environs 37€ par jour et par personne. Ce budget est un peu trompeur, car comme nous vous l’avons déjà dit, nous avons organisé nos modes de transports, et donc forcément, prendre un chauffeur coûte très cher. La plongée est un sport qui coûte cher également (celle avec les requins est comprise, ainsi que l’excursion à Apo Island). 

D’habitude, c’est dans la nourriture que nous dépensons le plus. Mais cette fois-ci, c’est dans le logement que nous avons fait fort. Presque 35% du budget y est consacré. Nous avons eu peu d’hôtels sur place: quatre en tout (un à Malapascua, un à Cebu et deux à Siquijor). Nous avions décidé de nous faire plaisir, c’est pourquoi les logements choisis sont loin d’être accessibles pour des petits budgets. 

La nourriture et les transports sont nos deuxième et troisième grosses sources de dépenses. A Malapascua comme a Siquijor, nous avons nous-même cuisiné la plupart du temps, en achetant notre nourriture dans des petites épiceries locales. Mais le moindre restaurant fait flamber le budget! Quant aux transports locaux, ils ne coûtent rien. Si on revient dans le pays, nous privilégierons cette façon de voyager plutôt que le voyage organisé. Mais pour cette première fois dans l’archipel, notre hantise a eu raison de nous. 

Quelques sites pratiques:

On vous le disait en début d’article, avant de vous rendre aux Philippines, jetez un œil au site officiel de France Diplomatie.
Il vous permettra de comprendre un peu mieux la situation et donne des conseils pour voyager dans un pays à risques. Vous trouverez les cartes des endroits à éviter. 

Blogs Philippines:
On l’avoue, en deux semaines nous n’avons pas vraiment eu le temps d’explorer tout le pays. Mais des copains blogueurs l’ont fait! Alors n’hésitez pas à aller faire un tour sur leurs blogs:
charlexs-world.com
lesgrossacs.com 

La vidéo

Elle arrive, bande d’impatients 😉

Ce court séjour aux Philippines se sera finalement très bien passé. Ce fut de belles petites vacances, et nous y reviendrons volontiers les doigts de pieds en éventail! Nous recommandons cette destination à tous les voyageurs, qu’ils soient en tour du monde ou qu’ils cherchent encore l’endroit où ils passeront leurs prochaines vacances. Bien entendu, il faut tout de même rester sur ses gardes, et éviter les endroits à risque. Mais sachez que si vous souhaitez vous sentir rassurer, organiser ses déplacements à l’avance est tout à fait possible: il suffit de contacter les clubs de plongée ou les hôtels dans lesquels vous passerez votre séjour, et ils s’occupent de tout. En ce qui nous concerne, nous pouvons dire que ce voyage se termine en beauté! Rendez-vous au prochain épisode pour un bilan complet de notre tour du monde.

5 thoughts on “Bilan de deux semaines aux Philippines, et la fin d’un long voyage

  1. Super récit comme d’habitude on a envie d’y aller
    Je pense que c’est une belle expérience de découvrir le monde et surtout les populations
    j’ai hâte de voir la vidéo
    Bisous

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *