Rennes – Dinard à pied: première rando en solo!

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Cet été, je me suis lancé le défi de partir à l’aventure à la découverte de ma région, la Bretagne, et sans mon partenaire cette fois. C’est donc seule que j’ai décidé d’entamer une grande randonnée entre Rennes et Dinard, et cela sur trois jours. Mon but fut de longer le canal d’Ille-et-Rance puis d’atteindre l’embouchure de la Rance avant de rejoindre la côte de Dinard. Équipée de mon fidèle sac à dos, de vivres et de matériel de camping, me voilà partie pour une aventure inédite!

Partir à l’aventure, c’est notre spécialité, vous le savez bien. Mais cette fois-ci, j’avais envie d’une aventure en solo, et c’est tout naturellement que j’ai pris la décision de partir à pied. Rêvant de parcourir un GR dans sa globalité, je me suis dit que débuter par une “petite” distance serait déjà un bon pied à l’étrier. J’avais un million de possibilités quant à mon choix de destination, mais j’ai choisi d’atteindre le GR34 et au passage de découvrir une ville dans laquelle je n’avais jamais mis les pieds: Dinard me semblait être la plus appropriée! En longeant le canal d’Ille-et-Rance, j’atteindrais l’embouchure au bout de trois jours (en partant de rennes) et arriverais donc en quatre ou cinq jours. Finalement, je ne me suis laissée que trois jours, et j’ai donc dû partir de Tinténiac (37 kilomètres au-dessus de Rennes), ce qui me faisait tout de même une belle trotte de 70 kilomètres. J’allais donc vivre mon Pekin Express à moi, ma première aventure en tant que voyageuse tout seule sans l’aide de personne.

Les préparatifs avant le départ

Le contenu de mon sac à dos
  • Une tente 
  • Un duvet 
  • Un tapis de sol 
  • Un pyjama √ Randonneuse_rennes-dinard
  • Un T shirt et des sous-vêtements de rechange 
  • 3 paires de chaussettes 
  • Un camping-gaz 
  • Un ensemble casserole et couverts 
  • Un Opinel 
  • Une poche à eau de 3L 
  • Des bananes, des nouilles instantanées 
  • Deux batteries externes 
  • Un gant et une serviette 
  • Du papier toilette 
  • Un trousse de toilette très peu garnie 
  • Une brosse à cheveux 
  • Une gourde 
  • Des écouteurs 
  • Un bandana 
  • Ma caméra et mon stabilisateur 

Poids total du sac à dos: 15 kg.

L’Itinéraire

Je ne suis donc finalement pas partie de Rennes ; mais avec Nico, nous avons exploré cette partie du sentier jusqu’à Tinténiac à vélo en partant de Betton (depuis la place du marché), c’est donc tout à fait faisable avec un jour de plus en s’arrêtant pour bivouaquer vers Guipel. C’est là que j’aurais posé ma tente si j’avais parcouru ces 20 premiers kilomètres à pied.

Les règles du Bivouac

  • Le “camping sauvage”, est-ce interdit?

Le camping sauvage signifie qu’un campeur installe un campement sur plusieurs jours pour y vivre à la différence du bivouac qui lui, fait l’objet d’une seule nuit. Les deux sont tolérés mais restreints, interdits dans de nombreux endroits. Si aucun panneau ne signale leur interdiction, il est tout à fait possible de planter sa tente à condition de respecter certaines règles. Je vous invite à lire le très bel article des Others pour plus d’informations.

  • Comment se ravitailler en eau?

Sur le sentier pédestre qui longe le canal, on trouve plusieurs sanitaires pour remplir sa gourde. Pendant ma randonnée, j’ai traversé de nombreux villages, et on trouve de l’eau un peu partout:

– Toilettes publiques
– Cimetières
– Boulangeries, bars, commerces
– Bornes d’eau pour les plaisanciers (Melesse, Saint-Germain-sur-Ille, Saint-Medard, Guipel)
– Sources le long du canal (à filtrer avec cet outil magique)

La préparation physique et mentale

Cela va ne va sans doute pas vous surprendre, mais je n’ai eu recours à aucun entraînement particulier. Niveau régularité dans le sport, avec l’été ça n’a pas été une réussite. Après m’être lancée ce défi, j’ai eu un peu peur de ne pas avoir les capacités physiques pour réussir, bien que ce ne soit pas une randonnée “difficile”. J’ai beaucoup douté, jusqu’à une semaine environ avant mon départ, où l’excitation a pris le dessus sur la peur. Il fallait avant tout que je me fasse confiance, et puis j’ai un gros défaut: si j’ai parlé de quelque chose dont j’ai envie à quelqu’un, je m’engage d’office à l’accomplir. Je suis entêtée, et ça me booste. Du coup, pas de grosse préparation. Seulement des doutes qui se sont envolés à l’approche du départ. Et le matin du Jour J, quelques étirements, et c’est parti!

La randonnée entre Tinténiac et Dinard

Jour 1: De Tinténiac à Grammont

C’est donc à Tinténiac que Nico m’a déposée le matin de mon départ. Voilà que je me retrouve seule, marchant au bord du canal, des pensées plein la tête et le corps gonflé d’adrénaline. Est-ce que je vais y arriver? Combien de temps vais-je pouvoir marcher aujourd’hui? Quel sera mon ratio kilomètres parcourus/temps? Tout se bouscule à l’intérieur de moi mais je suis déterminée à atteindre mon but. Durant toute la rando, je ne penserai qu’à une seule chose: Dinard.

Canal d'ille-et-rance

Les deux premières heures de marche sont assez faciles. Je marche à un bon rythme de 5 km/h. J’écoute les oiseaux, je profite du paysage et de la nature, je croise quelques sportifs matinaux venus en vélo ou à pied sur le chemin de halage. J’observe à mon échelle la vie des éclusiers. Ma balade est tranquille et mon objectif est droit devant. Je fais une première pause, j’engloutie une banane et constate deux choses: il y a régulièrement des tables de pique-nique sur les bords du canal ainsi que des toilettes publiques tous les dix kilomètres approximativement. En revanche, il y a peu ou pas de poubelles près des aires de pique-nique. Il faut trimbaler ses déchets avec soi jusqu’à en croiser une…

La troisième heure de marche est plus difficile physiquement, je sens que mon sac à dos commence à me peser un peu mais le paysage reste inchangé: tout est paisible. A ma pause déjeuner, je prévois de faire une sieste, mais l’endroit où je m’arrête n’y est pas propice: je m’attable avec une maman et sa fille venues pique-niquer. Des chèvres domestiques viennent roder autour de nous et semblent bien emballées pour dévorer nos sandwichs. Je reprends la route pour trouver un coin plus tranquille afin de me reposer un peu. J’ai déjà parcouru presque 15 kilomètres depuis ce matin.

Je décide de repartir une heure plus tard et me ravitaille en eau à l’entrée d’Evran. C’est une petite ville très mignonne où je me suis arrêtée pour prendre quelques photos. Si je n’avais pas eu de quoi manger, c’est sans doute là que je me serais rassasiée.

Evran

En plein après-midi, je passe de l’autre côté du canal: après l’avoir traversé, je marche en direction de Léhon qui je l’espère sera le point d’arrivée de ma première étape. Mes cervicales s’engourdissent, j’essaie par tous les moyens de leur enlever du leste en détachant la sangle pectorale de mon sac à dos. La dernière heure de marche de la journée me semble interminable, et je ne croise aucun endroit adéquat pour planter ma tente. C’est aux abords de Grammont que je me décide enfin à stopper ma marche et m’installer à l’orée d’un sous-bois. J’installe mon campement près d’un grand arbre qui marque le passage du chemin de halage vers la forêt. D’ailleurs, c’est à l’abri des regards, enfoncée dans les bois que j’en profite pour me débarbouiller avec ma réserve d’eau. Il n’est que 18h, et pourtant je n’ai qu’une envie: dormir. Je peine à me préparer mon premier repas au réchaud à cause de la fatigue. Je n’ai pas faim, juste sommeil, mais cette première nuit, je ne le trouverai quasiment pas.

Premier campement

Jour 2: de Léhon à Plouer-sur-Rance

Après une nuit de sommeil très agitée, le terrain choisi étant parsemé de bosses, je décide de me lever et de plier bagage pour reprendre la route le plus tôt possible. 7h30, me voilà déjà en chemin vers Léhon, à une vingtaine de minutes de mon campement. J’arrive aux portes de ce village rustique. Tout y est encore très calme. Je ne suis pas montée jusqu’en haut, mais sur les hauteurs de Léhon se trouve un château. J’ai pu visiter également l’abbaye et ses jardins. Un vrai plaisir pour les yeux!

Léhon

Léhon est collé à la ville de Dinan. J’ai trouvé une boulangerie à l’entrée de la ville, mais en me dirigeant vers celle-ci, je me suis aperçu que je perdais de l’eau. Sentant de l’humidité dans le bas de mon dos, j’ai tout de suite compris: le tuyau de ma poche à eau s’était détaché de sa base (heureusement, la poche n’était pas percée!) et la moitié de ma réserve s’est fait la malle au fond de mon sac… Par chance, toutes mes affaires étaient encore au sec et la boulangère a bien voulu me ravitailler. Ouf!

Entre Léhon, Dinan et Taden, les environs m’émerveillent. Cette partie de la randonnée est de loin celle que j’ai préférée. Je quitte Léhon pour regagner le canal et passe sous le viaduc de Dinan ; une ville vraiment magnifique! Mais je ne m’y attarde pas et marche jusqu’à Taden où je décide de casser la croûte. Je quitte le canal sous les coups de 10h30 pour monter sur la départementale qui mène à Taden. Le premier bistro que je croise est fermé, je dois marcher jusqu’au camping municipal où se trouve La brasserie Le cochon grillé. Je commande un coca, charge mon téléphone, regarde les infos, écoute les habitants parler, et commande finalement mon repas. Le patron est d’une gentillesse extrême, et les menus sont composés avec les produits frais du jour. Le top! Au passage, Taden est un très bon endroit pour s’arrêter et camper. A la sortie de la ville en direction de Plouër-sur-Rance se trouve un joli parc aménagé et ombragé au bord du canal. On peut même y louer des kayaks! Si j’avais eu plus de temps, je serais restée.

Viaduc de Dinan

Après ma pause, je décide de prendre encore un peu de temps pour me ressourcer en retournant au bord du canal. Puis je reprends ma marche pour une petite heure. J’atteints l’embouchure de la Rance vers 15h et refais une pause car je viens de marcher une heure en plein soleil. Il y a peu d’ombre sur cette partie de la rando entre Taden et La Hisse. Si mes calculs sont bons, il me reste cinq kilomètres – soit environ une heure de marche pour atteindre Plouër-sur-Rance où je prévois de m’arrêter pour la nuit. Tout à fait faisable. Mais c’était sans compter sur mon manque d’organisation qui m’a finalement joué des tours: une partie du chemin de halage n’est plus accessible car la zone est inondée. Pour atteindre mon but, je dois continuer à longer la Rance par les bois. Après l’épisode de la poche d’eau plus la chaleur écrasante, c’est une épreuve de plus qui s’ajoute à ma journée.

Cinq kilomètres de marche se sont finalement transformés en trois longues heures de torture. J’ai déjà marché presque vingt kilomètres aujourd’hui, et les cinq derniers m’ont paru une éternité. C’est un dénivelé que je n’avais pas anticipé, des marches plus hautes que mes genoux à monter avec quinze kilos sur le dos, des chemins de forêt pentus à monter puis descendre… Je pense beaucoup à Nico à ce moment-là. D’habitude, dans ce genre de situation, il est là pour me soutenir, m’aider, me tenir la main. Cette fois-ci je suis seule face à moi-même et mes difficultés. J’ignore où en est ma réserve d’eau. Je me fais bouffer par les moustiques. J’ignore combien de temps il me reste à marcher, et j’aimerais arrêter le temps. Je finis par sortir des bois et tente de regagner les bords de Rance. Entêtée, je m’engage dans les hautes herbes sur un chemin boueux accessible uniquement à marée basse. Je marche presque deux kilomètres tout en me disant que c’est une très mauvaise idée. Alors que le terrain devient de plus en plus humide, mes chaussures pleines de boue me font revenir à la raison quelques minutes: plus j’avance, et plus je m’enfonce dans les marécages. Cela devient dangereux, et je ne vois pas le bout du tunnel. Je décide donc de faire demi-tour, les larmes aux yeux.

La Rance

Je regagne à nouveau la forêt par un sentier que j’avais ignoré avant de rejoindre l’ancien chemin de halage. Celui-ci longe des champs de maïs, puis passe par un bois, et enfin me fait gagner Plouër. Pour me donner du courage, je mets de la musique sur mon téléphone. J’ai mal dans tout le corps, mais la peur de ne pas réussir à trouver un coin où dormir me permet d’avancer sans penser à la douleur. Je repère un gite sur le GPS qui devient alors mon objectif à atteindre.

chemin de forêt

J’atteints enfin le port de Plouër-sur-Rance mais rien n’est encore gagné. Je me mets à la recherche de mon gîte, et ne trouve qu’un panneau indiquant “Photographies“. Attirée, je me dirige vers la boutique qui à ma grande surprise est encore ouverte. Épuisée par mon périple, je demande de l’aide, les larmes aux yeux à la gentille dame qui m’y accueille. Elle ne connait pas de gite mais a une amie qui loue des chambres. Nous partons à sa rencontre, mais cette dernière n’a plus de place. C’est alors que ma sauveuse, Marie-Claude, me propose de planter ma tente dans le jardin de ses voisins partis en vacances. “J’en prends la responsabilité, ne t’inquiète pas” me dit-elle. Tellement émue par tant de gentillesse, j’accepte sa proposition. Marie-Claude et son mari Bernard m’offrent même le droit de prendre une vraie douche chez eux. Le bonheur est simple…

Marie-Claude est photographe et Bernard est retraité. Mon hôte me fait visiter son atelier: elle photographie, et son mari sculpte. On parle de choses et d’autres, puis je m’empresse de monter mon camp dans le jardin de ces charmants voisins absents. Je réalise la chance que j’ai d’être là, d’avoir croisé le chemin de Marie-Claude, d’avoir pris cette décision de partir à l’aventure. Malgré les difficultés, je n’ai pas baissé les bras.

camping dans le jardin

Jour 3: de Pleslin à Dinard

Réveil matinal je remballe ma tente et mon paquetage. A nouveau, je sens que j’ai peu dormi. Les douleurs oubliées de la veille par l’adrénaline se sont manifestées toute la nuit, et ce matin, ma cheville me fait souffrir. Je dois pourtant repartir. Dinard est encore à une vingtaine de kilomètres. Mais je refuse de quitter les lieux sans dire au-revoir à Marie-Claude et repasse donc chez elle. C’est alors qu’elle me propose de me faire gagner cinq kilomètres de marche en me déposant à Pleslin. En effet, une voie verte traverse ce village et s’en va tout droit jusqu’à Dinard. Deux options s’offrent donc à moi: continuer de longer la Rance sans savoir si j’aurais beaucoup de dénivelé ou si je pourrais un jour regagner le chemin de halage – et potentiellement marcher un jour de plus avant d’atteindre ma destination. Ou alors, quitter la Rance et tracer tout droit jusqu’à Dinard. Il fallait me rendre à l’évidence: j’étais trop fatiguée pour marcher encore deux jours. J’ai donc accepté la proposition de Marie-Claude qui m’a emmenée en voiture à quelques minutes de Plouër.

Il ne me reste alors que 12 ou 13 kilomètres pour atteindre l’entrée de la ville de Dinard. En une matinée, c’est tout à fait faisable. Si je ne marche plus qu’à 2 ou 3 km/h comparé à 5km/h les jours précédents, je profite tout de même de ce nouveau décor qui s’offre à moi. Une belle voie verte ombragée a remplacé l’ancien chemin de fer du département. Des petites zones d’urbex sont à découvrir et je ne prive pas d’une pause photo.

Pleslin

Urbex

Urbex ancien chemin de fer

Après deux heures et trente minutes de marche, j’aperçois enfin mon Graal: Dinard est là, tout près. Je me dirige vers la plage du Prieuré (celle la plus au sud de la ville). J’atteints ensuite le parc du port Breton où je fais une pause bien méritée. Ce soir, je veux m’offrir une nuit en camping (mais un vrai camping, cette fois!). J’appelle le standard du Port Blanc: la réceptionniste me dit qu’il reste quelques emplacements pour les tentes, mais refuse de prendre une réservation. Je dois donc marcher jusqu’à ce fameux camping sur les hauteurs de Dinard pour prendre possession des lieux. Je m’octroie encore quelques minutes de pause, le temps de digérer tout ce qui m’arrive: en trois jours, j’ai donc atteint mon objectif. J’y suis, à Dinard!

Pour atteindre le camping, je décide de longer la ville par la côte: un sentier longe les remparts de la ville, et c’est d’ailleurs une partie de Dinard à ne surtout pas manquer. Je suis surprise de voir à quel point je suis fascinée par cette ville. Depuis la côte, j’aperçois ma ville de cœur, Saint-Malo. Je contourne Dinard en traversant les différentes plages: il y a du monde, la haute-saison touristique est bien là. Les gens sourient quand ils me croisent chargée comme un mulet. Je marche en canard car ma cheville me fait mal et je suis forcée de m’arrêter régulièrement pour l’étirer.

Dinard

J’atteints enfin mon objectif, je remonte les escaliers qui mènent au centre-ville et redescends ensuite jusqu’au camping, pour qu’au final, à l’arrivée, tous les emplacements soient pris. Je reste plantée là, confuse et exténuée. Il fallait à présent que je trouve un emplacement de Bivouac à quelques minutes de la ville tout au plus. Nico se propose alors de me rejoindre en voiture après son boulot et de chercher ensemble aux alentours un endroit reculé pour être tranquille. C’est alors qu’il m’envoie l’adresse GPS d’un terrain vague sur les hauteurs de Dinard. En éclaireuse, je pars à la recherche de cet endroit inconnu et espère sincèrement qu’il sera propice au bivouac: il s’agit de la pointe de la Roche pelée, tout près du Novotel Thalassa. Il faut emprunter le chemin qui part d’un petit parking: il ne paie pas de mine car les ronces ont pris possession des lieux de chaque côté du sentier, mais à l’arrivée, la vue est magique. J’installe le campement face à la mer avant l’arrivée de Monsieur qui me rejoindra pour le coucher du soleil.

Bivouac face à la mer

Coucher de soleil à Dinard

Tombée de la nuit à Dinard

Le lendemain, nous partons en direction du Cap Fréhel où nous relions Fort La Latte jusqu’au bout du cap à pied. Ces 10 kilomètres supplémentaires étaient de trop pour mes jambes et ma cheville, mais je n’allais tout de même pas m’arrêter en si bon chemin, non? Le matin suivant, à Saint-Cast Le Guildo, c’est toute une matinée de plongée qui m’attendait pour finir en beauté cette semaine de découverte.

Alors voilà, je ne suis pas partie de Rennes comme prévu car je ne me suis accordé qu’un court laps de temps pour accomplir ma mission: faire une longue marche dans ma région afin de la découvrir sous un autre angle. Je me suis donné cette chance, cette opportunité de parcourir 70 km en trois jours. Relier Rennes à Dinard est tout à fait possible, avec un ou deux jours de plus au compteur.  Je suis déjà fière de ce que j’ai accompli. Fière d’avoir mis en marche ma propre vision du tourisme, d’avoir testé mes limites, de m’être retrouvée seule alors que je déteste cela. J’ai appris beaucoup de choses en tour du monde, mais j’ai toujours eu quelqu’un sur qui compter – Nico m’accompagnant partout, pour mon plus grand bonheur. Aujourd’hui, je sais que pendant ce périple, je n’ai pu compter que sur moi-même et mes capacités physiques, mentales et communicatives. J’ai fait des rencontres qui ont marqué ce voyage – et qui l’ont enrichi plus que jamais. J’ai de belles images de ma région plein la tête, des petits coins que je n’aurais sans doute jamais explorés si je n’avais pas fait ce parcours. Je pense repartir seule un jour, mais avoir quelqu’un avec qui partager ces moments, c’est d’autant plus enrichissant.

Donnez-vous les moyens de réaliser vos projets. Donnez-vous le temps nécessaire pour respirer, vous sentir vivant, vous surpasser. On ne regrette jamais d’avoir goûté à la liberté.

8 thoughts on “Rennes – Dinard à pied: première rando en solo!

    1. La randonnée est vraiment accessible à tous. La principale difficulté pour moi a été de ne pas avoir anticipé le dénivelé qui m’a fait perdre du temps.

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